Cités Ouvrières


Cités de la Compagnie des Chemins de fer du Nord

Cités de la Compagnie des Chemins de fer de l'Est 

Cités Ouvrières (1765-1869)

Cités ouvrières des Hauts de France (1762-1914)

Cités ouvrières d'Ile-de-France (1840-1914)

Cités Ouvrières du Grand Est 

Cités ouvrières Auvergne Rhône-Alpes

Familistère de Guise


La cité Menier à Noisiel 

Le Cottage Social 

La Cité Bonjean de l'Abbaye de Fontgombault


L'invention du foyer de travailleuses 




Quelques cités ouvrières



La société des Aciéries de France bâtit une usine métallurgique sur la commune d’Isbergues en 1860, à proximité du canal d’Aire à La Bassée creusé dans les années 1820 et d’une ligne de chemin de fer. La compagnie va bâtir pour ses ouvriers des corons, des cités ouvrières, des chapelles, des écoles et un hôpital. Sa population va quadrupler entre 1800 et 1900 de 690 habitant à près de 2800 en 1900. La carte postale du grand coron à Isbergues, ayant voyagé en 1909, est remarquable à plus d’un titre. Au bout de la rue, on distingue les bâtiments de l’usine. Les enfants se sont agglomérés pour la carte postale. Ils sont pour la plupart en blouse. Ils ouvrent la voie, au centre de l’image à un homme - figure d’autorité - à la barbe blanche, en canotier, qui marche vers le photographe. Est-ce un patron, un cadre, ou un instituteur ?


La cité Alsacienne à Belfort faisait partie de l’ensemble industriel de la Société « Alsacienne de Constructions Mécaniques », aujourd’hui Alstom, qui installe une succursale en territoire français, à Belfort, en 1879, après l’annexion de l’Alsace par l’Allemagne en 1871. La cité ouvrière, dite « cité Alsacienne », a été construite en deux temps : 46 maisons, entre 1880 et 1885 et 40 maisons entre 1923 et 1927 (30 maisons d’ouvriers et 10 maisons de cadres). Le premier ensemble de maisons (1880-1885) a été détruit dans les années 1960, les autres ont été vendues. La cité comporte une salle de musique. On peut remarquer sur l’image deux éléments intrigants. Au centre de l’image, un jeune garçon porte un chapeau chinois sur la tête, sans doute un souvenir de la colonie française d’Indochine. A droite de l’image, on peut voir des rails sur la chaussée qui conduisent très probablement à l’usine, sans la moindre protection. S’agit-il de rails utilisés pour conduire en train les ouvriers sur le site de l’usine ? Ce procédé était déjà à l’œuvre dans certaines cité cheminotes.



Sur une très belle carte postale de Franche Comté, à Pont de Roide, ayant voyagé en 1906, une femme d’une rare élégance, en chapeau, est photographiée au milieu d’enfants d’une cité ouvrière. Est-ce Hélène Peugeot ? C’est bien possible ! Dès 1842 La famille Peugeot s'installe à Pont de Roide. D’une citée rurale, le village devient une véritable cité industrielle. La population de 350 habitants en 1800 est supérieure à 2700 en 1900. La cité ouvrière dite « d’Autriche » est construite par la  société Peugeot et Jackson Frères au lieu-dit la Petite Cray, tout près du Doubs. Cette rue est aujourd’hui la rue Hélène Peugeot (1840-1914), bien connue pour ses œuvres en faveur des ouvriers : elle fera bâtir un hôpital inauguré en 1907, qui abrite aujourd’hui le CCAS et un certain nombre d’associations. Six maisons individuelles sont achevées en 1867 et six autres en 1873. Trois habitations collectives, dites « casernes d’ouvriers », sont bâties fin 1870. Une quatrième est construite rue d'Helvétie : « La caserne Guilegoz ». Deux nouvelles maisons sont construites en 1896 et 1899. Elles sont complétées au début des années 1920 de 10 maisons individuelles. Tous les logements ont été vendus.

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Cité ouvrières de Bourgogne Franche-Comté

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